The Postman Quartet

The Postman Quartet naît a Nantes en 2002, de la rencontre de quatre employés des services postaux, las de leur travail.

C’est tout d’abord un « ras le bol » de ces publicités en masse, qui encombrent les boîtes aux lettres et qui ne leur facilitent pas la tâche. Ils s’aperçoivent également, après leurs longues carrières respectives, que l’un des plus vieux métiers du monde, se perd peu à peu face aux multiples moyens de communication actuels.

Ils ont toujours exercé cette fonction de messager avec conviction et détermination. Conscients de l’importance de leur rôle en matière de diffusion d’information et soucieux de l’avenir ‘du facteur’, ils décident donc de s’unir pour une information réfléchie et une diffusion intelligente, comme un retour aux sources de la communication.

Livreur d’images, arpentant les rues pour diffuser largement mais intelligemment.

Proposer une « publicité », originale, accessible à tous, et qui n’a rien a vendre…

Premier lieu de rencontre et de communication, c’est la rue qu’ils investissent, animent et ornent afin de lui redonner chaleur et convivialité. Le Postman Quartet fait partie, au même titre que le cireur de chaussure, le paperboy, la vieille dame et les pigeons, la livreuse de lait, le saltimbanque, ou encore le gardien de la paix, de ces acteurs urbains qui faisaient vivre la rue il y a moins d’un siècle encore.

Ils apprécient particulièrement : Les boîtes aux lettres, le vélocipède, John Coltrane, le pochoir, les majorettes, Ferdinand Cheval, les carrousels, les pigeons, la colle, Alfons Mucha, les timbres, Miles Davis, la communauté urbaine de Nantes…

Le Postman Quartet travaille essentiellement l’affiche. Des affiches en papier aux formats variables, en couleur ou en noir et blanc, peu onéreuses, qui s’intègrent  au paysage urbain. Ces dernières sont collées sur les panneaux d’affichages libres, privés et sur n’importe quel support susceptible d’accueillir la colle et le papier.

Très influencées par les pionniers de l’affiche artistique tel que Jules Cheret, Manuel Orazi, Léon Sault, ou encore Eugène Grasset, elles se composent d’une illustration datée accompagnée d’un jeu typographique orné, qui nous replonge au début du XXème siècle, période riche en matière d’affichage. Plus esthétique que revendicative, elles  proposent une alternative au paysage publicitaire redondant.

Ces affiches sont réalisées en série à l’aide d’une technique de reproduction simple : le pochoir.

Une matrice est d’abord créée à partir d’une image, en découpant cette dernière dans du papier. Puis on place cette matrice sur un support et on applique de la peinture sur l’ensemble.

La découpe laisse apparaître l’image sur le support.

D’abord un long et minutieux travail de découpage, ensuite l’impression en grand nombre de cette même image. Ils ne sont donc pas trop de quatre et jonglent régulièrement entre création, découpe et impression. Leur grande maîtrise technique les a également amené à créer certains pochoirs à tirage unique associés a un travail de peinture sur toile, présentés lors de leurs rares expositions d’intérieur.

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